November 13, 2009

Poème pour novembre

Tout d’un coup
le monde devient grisâtre.
Les jours ensoleillés de
la semaine dernière sont bien
passés, et les feuilles tombées,
mortes et croustillantes, se reposent
au-dessous des arbres et
partout aux trottoirs.

Il fait froid. Je sens
la fraîcheur
de l’air contre la peau,
mes joues rougissent et
un petit
frisson
me glisse de tête aux pieds.

Même les odeurs ont changé —
il n’y a que
sept jours que le goût
d’été sur le vent
me tourmentait.
Tout perd
son chaleur
son couleur
son odeur
sa vie.

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